Nuvolari, Etancelin, Varzi, Lehoux… Ces noms ne disent sans doute rien à certains d’entre vous. Pourtant ce sont des monstres sacrés de l’histoire automobile qui ont participé entre autres au Grand Prix de Tunis dans les années 20, pilotant des Alfa pour certains, des Bugatti et Auto-Union pour d’autres.

 

 

Le premier grand prix de Tunis a eu lieu en juin 1928 sur le circuit urbain du Bardo et a permis aux tunisiens de pouvoir entendre vrombir huit Bugatti, six Amilcar, une BNC, deux Salmson et une FIAT 509. Marcel Lehoux fut le vainqueur de l’épreuve avec sa mythique Bugatti Type 35 à compresseur.

 

 

Ce n’est qu’en 1931, que le Grand Prix de Tunis a commencé à se courir sur le circuit triangulaire entre Tunis et Carthage en passant notamment par l’Aouina. Il a fallu attendre 1933 pour admirer les prestations du créateur du « dérapage contrôlé », il campionissimo comme on l’appelle, Tazio Nuvolari, véritable star de l’époque sur son Alfa Romeo Monza estampillé du cheval cabré de la Scuderia Ferrari et vainqueur de la course.

 

 

En 1955, l’épreuve devenue course de voiture de sport et non de Grand Prix se déplace sur le circuit du Bélvedère. quatorze voitures de sport y sont engagées dont deux Porsche 550 Spyder, deux Ferrari 750 Monza et une Osca MT4 entre autres.

 

 

C’est sur ce dernier circuit que le Grand Prix de Tunis a revu le jour à partir de l’an 2000 et ce jusqu’à 2008 grâce à l’initiative du Maire de Tunis et du soutien de la municipalité et de ses partenaires. Les voitures les plus recherchées au monde ont roulé sur le sol tunisien durant cette période aux mains des plus grands pilotes des années dorées du sport automobile. Clay Regazzoni, ancien pilote de la Scuderia Ferrari en Formule 1, Arturo Merzario, l’homme à qui Niki Lauda doit la vie ou bien Jean Claude Andruet ancien champion de rallye sur Alpine et Ferrari, font partie de ceux-là.

 

 

Après 4 ans d’inactivité, un tunisien, Hachemi Ben Amor a eu l’idée de relancer le Grand Prix, nommé « Grand Prix de Tunisie » cette fois ci, sur le circuit de Yasmine Hammamet. La caractéristique de ce tracé est qu’il passe devant l’hôtel Méhari longeant aussi la mer et permettant aux spectateurs qui logent à l’hôtel de savourer ce moment sur les balcons des terrasses à la manière du Grand Prix de Monaco. L’édition de 2013, n’a pas réussi à attirer beaucoup d’équipages, dû à l’instabilité que vit le pays depuis la révolution. En 2017, une vingtaine d’équipages ont fait le déplacement depuis Marseille et Gènes accompagnés de leurs voitures. De très belles pièces ont fait le déplacement dont des Bugatti 35, des Ferrari (250 GTO et 250 Testa Rossa entre autres), des Porsche pour ne citer que celles-là et témoignent d’un regain de confiance en la Tunisie. Quoi de mieux que de débarquer avec des voitures valant plusieurs centaines voire plusieurs millions d’euros pour donner un signal positif aux touristes avant l’été.

 

 

 

Photos : Sandro Bacchi et Archives GP de Tunis

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